Cette découverte est annoncée comme majeur pour l’avancée de la compréhension des troubles autistiques. Selon l’étude menée pour le moment chez l’animal et publiée fin 2016, il suffit que les niveaux de cette seule protéine baissent de moitié seulement pour que cela provoque l’autisme. Une importante nouvelle piste pour la recherche de traitement adéquat.

Cette protéine est reconnue comme indispensable pour le développement du cerveau.

Les souris tests montrent :
- qu’elles adoptent un comportement autistique lorsqu’elles sont génétiquement modifiées avec un manque de nSR100
- que les caractéristiques comportementales de l’autisme se déclenchent dès la réduction de 50% de cette protéine
- que des changements surviennent dans le cablage neuronal et l’épissage alternatif (*)
- que nSR100 semble également canaliser différentes molécules néfastes contribuant à l’autisme. On comprend alors qu’un faible taux de la protéine permettrait davantage le développement des TSA.

Ces recherches, certes pour le moment sur des souris, permettent d’entrevoir un espoir de thérapie plus efficace puisque la découverte met en lumière un véritable point névralgique, à l’inverse des précédentes multiples pistes sur les mutations individuelles qui résultaient sur des découvertes à faible taux d’incidence.

Une nouvelle qui permet d’espérer une aide médicale efficace dans un avenir plus ou moins proche ?!

(*) L’épissage est le processus par lequel la molécule biologique ARN (présente chez presque tous les êtres vivants), transcrite/copiée à partir de l’ADN, peut subir les nécessaires étapes « d’élagage ». Ce processus génère un très grand nombre de protéines, constitutives des cellules.

Sources : https://blog.santelog.com/2016/12/20/autisme-la-proteine-qui-suffit-a-expliquer-1-cas-sur-3-molecular-cell/

(*) https://fr.wikipedia.org/wiki/Acide_ribonucl%C3%A9ique http://www.exonhit.com/fr/technologie/epissage-alternatif-de-l-arn

Cerveau loupe et engrenage